jeudi 1 septembre 2016

Le goût de tes baisers reste imprimé sur mes lèvres

Je m'envole et je m'éloigne de toi, là haut, haut dans le ciel.  Je quitte un monde, un univers, une bulle dorée. Je ressens encore chacune de tes caresses sur ma peau, je revois tes yeux dans la lumière du jour naissant ou de la pénombre nocturne. Cela faisait longtemps que la perspective de partager des moments aussi riches de tendresse avait quittée mes rêveries romantiques. Et pourtant, te voilà, nous voilà, réunis et unis le temps d'un week-end. De l'amour, de l'amitié, des émotions, des mots doux, des caresses, des câlins et des baisers, tant de baisers.
Je me retrouve comme une ingénue à ses premiers émois, j'ai un peu honte. Âpre tout, ce n'est pas grand chose, ce n'est qu'un week-end remplit de plus d'amour que je n'ai l'habitude de vivre... Alors oui c'est important, oui tout cela me pousse à prendre la plume et à devenir poète.
Tes bras qui m'enlacent c'est une prairie ensoleillée, ton regard sur moi c'est une mer scintillante, ta voix lorsque tu chantes c'est les reflets du soleil sur la neige. Être avec toi c'est un voyage, c'est une parenthèse colorée, c'est un arc-en-ciel.
Je me retrouve encore à faire des envolées lyriques, mais je vis trop les choses, je suis profondément touchée, je ne peux me censurer. J'aime aimer, j'aime ressentir, j'aime être perdue, j'aime ces personnes qui me donnent envie d'écrire, j'aime être transpercée d'émotions à ne pas savoir qu'en faire, j'aime que tu me bouleverse même pour un court instant.
Il va falloir organiser mes sentiments, il va falloir ranger tout cela dans le bric-à-brac de mon cœur, car ce week-end n'en a pas fini de m'émouvoir.

dimanche 3 avril 2016

La politique et moi



Bonjour, bonsoir,

Alors, petit contexte avant de rentrer dans le coeur du sujet.

Je suis en Sciences Politiques et je crois que dans le fond, c'est pas si mal pour moi. Je suis quand même très contente d'étudier en Etudes Est-Asiatique (sur le Japon) à l'automne prochain mais je pense que la politique est quand même une vocation pour moi.

S'en vient une explication de pourquoi je suis en Sciences Politique, chose que je n'ai pas encore faite car je suis passée par beaucoup de doutes et de perte de repères par rapport à mon orientation.

Je pensais depuis longtemps que c'était par défaut, que ce n'était pas vraiment pour moi mais pourquoi pas et que j'avais suivi mes amies. Mais après coup, surtout depuis ses derniers mois je sens que c'est peut-être ma voix.

La chose à savoir c'est que la chose politique est large, très large et peut mener à plein de choses. A cause de la France j'ai souvent été déçue et j'avais perdu un peu espoir dans la politique de façon générale. Mais ces derniers mois une ferveur est montée, une colère surtout oui, un dégout aussi, un ras-le-bol mais pour créer quelque chose de fort, de solidaire. On a pleuré, on a crié, on a souffert et maintenant on se mobilise, on se regroupe, on se soutient et on se bat. Chacun à notre manière, chacun à notre échelle mais on y croit et c'est ça qui a ranimé en moi une petite flamme, celle qui me pousse à étudier en politique. Cet espoir, l'espoir que les choses changent, l'espoir d'avoir la force de changer les choses.

J'aime la politique. Oui, j'aime la politique.

J'ai fait du grec ancien, j'aimais énormément (et ça me manque) et on avait étudié la démocratie d'Athènes. Il y a beaucoup de choses à redire évidemment, il y a nombre de critiques à apporter (le statut des femmes et des esclaves et des non-athéniens par exemple) mais il y avait une belle base, un beau fondement démocratique. L'agora aujourd'hui n'existe plus. Cette agora des grecs anciens signifiait l'assemblée des citoyens, c'était une place publique où se réunissaient les hommes (j'ai précisé que ce n'était pas parfait hein) et où les questions d'États étaient votées. Il y avait une participation du peuple. Les membres de la boulè qui édictaient les lois étaient tirés au sort dans les citoyens et avait (de mémoire huhu) des mandats quinquennaux. On mettait à contribution le peuple et on louait la connaissance. Mme Taubira hier dans sa conférence sur "L'Avenir de la France" à l’Université de Montréal parlait des universités de la Grèce Antique et ça m'a fait penser en effet à l'importance que l'on donnait dans le partage de la connaissance à cette période.

Ce qui est intéressant en étudiant le fonctionnement riche de la Grèce Antique, les philosophes, leur politique, les moeurs, c'est qu'aujourd'hui on peut admirer leurs avancés et leurs exploits dans bien des domaines mais on peut aussi être capable de souligner leurs erreurs et de les corriger. La politique grecque est une philosophie, c'est cette philosophie qui me touche.

La politique est un lien entre les individus, elle permet de créer de la compréhension, de créer des cadres de vie respectueux, elle permet de donner une voix au peuple. Politique vient du grec ancien πολίτης (politès) le citoyen. La politique est fondée autour du citoyen, c'est étymologique c'est évident pour tous. Cependant on a perdu un peu cette idée, l'idée que l'individu, les individus sont le fondement de toute société, de toute cité polis (en grec πόλις). Cette cité-Etat des grecs est en théorie un lieu de libertés pour les citoyens. Cette société qu'on a actuellement ne correspond plus à cette idée de polis selon moi. On a tout mélangé, on a mélangé les droits collectifs aux droits spécifiques, on a fondé nos sociétés modernes sur des "Droits de l'Homme" qui nous aveugle maintenant et on a perdu la confiance dans le peuple en tant que décideurs pour lui même. Oui justement, la "compétence politique" (qui est sujette à débat notamment en sociologie politique mais passons) au départ est inhérente au principe de démocratie, la démocratie qui signifie, toujours étymologiquement, demos - le peuple, et kratos - pouvoir : donc le pouvoir du peuple que l'on entend aussi souvent sous la formule « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », phrase déclarée par Abraham Lincoln en 1863 lors de son Discours de Gettysburg. Ce pouvoir a été légué à des individus élus démocratiquement et universellement (bien que tardivement en France) mais force est de constater qu'il y a aujourd'hui eu glissement dans le pouvoir. Beaucoup de critiques en politique porte sur le fait que le pouvoir (en France) est concentré entre les mains de technocrates, que nous n'avons plus de réels gouvernants politiques dans le sens de représentants du peuple de nos intérêts. Ils ne sont plus là que pour décider pour nous en étant déconnecté de l'avis du demos, il n'y a plus d'agora.

Un autre problème aussi que je pense souligner c'est le problème de la "compétence politique" que l'on pourrait définir comme : une prise de position sur un problème ou un débat en cours de façon structurée ou confuse selon ce qui nous anime, elle est évolutive et on peut l’exprimer ou non. Cette compétence j'ai envie de la mettre en parallèle avec les universités, avec la soif de savoir qu'on enseignait et diffusait dans l'antiquité. Les grands philosophes n'étaient pas que philosophes, ils étaient mathématiciens, historiens, scientifiques... Ils avaient différentes compétences et il y avait une réelle envie de partage, ils étaient respectés. Le bon côté ici c'était cet amour de la connaissance, le mauvais côté -que l'on a les moyens aujourd'hui de résoudre- c'est le fait que cela n’était offert uniquement qu’à une élite masculine (principalement) à cette époque. Aujourd'hui malheureusement on a gardé cette idée que seule une élite peut recevoir un type particulier de connaissances alors que tout est accessible à tous si l'on prend le temps de s'adapter.

La compétence politique doit être présente chez tous, je suis convaincue que tout le monde a un avis politique, a des convictions mais il règne un sentiment de non-légitimité. Comme si nous avions besoin d’un capital social très élévé pour savoir si cette loi selon nous est correcte ou non, si ce représentant nous représente vraiment ou si nous comprenons comment le système politique fonctionne. On a créé la complexité, on a encouragé avec des Grandes Écoles (Sciences Po, l’ENA), avec une petite élite au pouvoir qui tourne un sentiment de distance entre les citoyens lambdas et les gouvernants. Hors, le pouvoir que possède les gouvernants n’est pas si compliqué, ce qui est compliqué c’est les codes qu’ils se sont imposés, c’est les « magouilles » qu’ils créent, c’est la communication autour du pouvoir qui est faite. S’ils voulaient gouverner pour le peuple et par le peuple comme une démocratie se doit de le faire, ils donneraient les outils nécessaires à TOUS pour que cela soit possible. Que dès l’école, très tôt, on parle de politique on incluant tout le monde, en expliquant que la politique n’est pas qu’une affaire d’hérédité ou d’élections, que la politique c’est aussi participer à la vie de sa commune, de son école, c’est s’exprimer, montrer de l’ambition, montrer qu'on est en désaccord. La politique la vraie selon moi serait une politique qui écoute, avec des places publiques qui donneraient la parole à tous, permettrait des vrais débats publics et non pas entre deux pseudo-experts sur une chaine de télévision qui nous sert du sensationnel.

La politique c’est le lien entre les individus pour construire une nation, ce lien est en train d’être tordu, manipulé. Nous n’écoutons plus le peuple, nous ne faisons plus confiance au peuple. Qui a le pouvoir? Qui devrait l’avoir?

Je pense qu’aujourd’hui on ne doit pas perdre espoir dans la politique car elle est fera toujours partie de nos vies, nous devons juste nous atteler à lui redonner une forme plus juste, plus équitable, plus proche des individus, plus vraie.

Nous avons tous les moyens de changer les choses, à nous de modifier le système et de forcer les gouvernants à nous donner les moyens nécessaires pour vivre en harmonie. L’éducation doit être réévaluée pour ne plus créer d’exclusion sociale et engager politiquement les jeunes en politique, qu’ils se sentent concernés par les décisions nationales, le travail doit protéger et offrir de l’épanouissement et de la protection pour toujours plus d’insertion sociale et d’implication.

J’aime la politique car elle explique notre monde, on ne peut pas ne pas se sentir politisé, on ne devrait pas ne pas avoir d’avis politique sous prétexte que les médias, les gouvernants nous ont convaincus que l’on ne devrait pas en avoir car nous n’en avons pas les moyens. C’est faux, nous sommes dans la rue, nous débattons, nous nous énervons, nous râlons, nous parlons, nous faisons de la politique.

J’ai pleins d’espoirs et même si je n’arriverais pas à changer le monde au moins je veux essayer et c’est pourquoi je pense qu’aujourd’hui faire de la politique c’est ma vocation.

lundi 22 février 2016

Les yeux dans les yeux (A suivre)

Partie Une


Et si nous allions nous promener ensemble, tu ne penses pas que ça serait une bonne idée? Oui il fait froid en ce moment je sais mais au moins c’est beau, toute cette neige qui nous entoure, c’est comme des murs de cotons qui protégeraient nos mots. Que fais-tu, à quoi penses-tu?
Je n’arrive même plus à imaginer tu sais, ça ne fait qu’un an mais quelle année! C’est pour ça, il faut que l’on se voit, il faut que tu me parles de ton année de voyages et de découvertes. Tu m’as manqué tu sais, je n’ai pas cherché à te parler car je trouvais ça mieux pour moi aussi de prendre mes distances surtout après notre dernière soirée avant ton départ. J’y ai souvent repensé évidemment, toi aussi j’imagine quand même.

samedi 30 janvier 2016

Journée au musée des Beaux-Arts de Montréal - Le Groupe de Beaver Hall


J'ai passé ma journée au musée des Beaux-Arts de Montréal et j'ai pris quelques photos pour partager ce que j'ai vu.
Il y a beaucoup de photos des textes exposés qui présentent l'exposition, je suis en train de les retranscrire mais je n'ai pas fini donc vers la fin vous devez encore lire les panneaux que j'ai pris en photos, excusez-moi je sais que ce n'est pas très agréable à lire.
Les paragraphes que vous pouvez lire sont donc des retranscriptions des panneaux de l'exposition, rien n'est de moi ou d'internet.

L'objet de ma venue était l'exposition La couleur du jazz : Le Groupe de Beaver Hall.

Le groupe de Beaver Hall est un regroupement d'artistes ayant lieu à Montréal en 1920, leur nom se réfère au lieu qu'ils occupèrent. Ce groupe mixte de peintres a été reconnu notamment pour avoir mis en avant des femmes artistes à une époque où vivre de son art en tant que femme était difficile. Il a forgé une identité artistique propre à ses artistes montréalais en se détachant d'un autre groupe d'artistes (masculins) de Toronto appelé le Groupe des Sept.


mardi 26 janvier 2016

Parfois je t'écris

Hey, bonjour, bonsoir.



Cela fait longtemps je trouve que je ne t'ai pas écris. Je ne sais pas si tu me lis vraiment, je ne sais pas qui tu es mais l'envie me vient de t'écrire ce soir. Petit coup de mou, dans le creux de la vague de mon océan de bonheur. J'exagère un peu peut-être mais c'est vrai que les choses vont bien, les choses changent et ça fait du bien. Je grandis, j'évolue et les choses s'éclaircissent, se stabilisent.
Mais tu vois, ça ne peut pas être qu'une pente ascendante la vie, ça ne serait pas la vie sinon mais un rêve. Alors en ce moment c'est bof, depuis peu, quelques jours seulement, mais c'est bof.

mardi 15 décembre 2015

Le féminisme, c'est simple.

Coucou.

Je t'attendris avant de rentrer dans le vif du sujet

Alors voilà, cet article parle du féminisme et je veux te montrer à quel point c'est simple pour moi et évident. Je t'expose ici ma vision de la chose, je ne me fais pas porte parole de ce mouvement, j'apporte juste ma pierre à l'édifice en expliquant ce qu'est le féminisme pour moi.
Le féminisme se résume en très peu de mot : qu'une femme puisse faire ce qu'elle veut sans être jugée ou comparée à un homme.
Le féminisme pour moi c'est la liberté en tant que femme de faire les choix qu'on veut, que ce soit d'être coquète, se maquiller, ne porter que des robes ou ne jamais mettre de talons, se couper les cheveux très courts, roter, ne pas se raser, ou bien être vulgaire, aimer les sports de combats, aimer la danse, être romantique, être engagée politiquement, être auto-entrepreneuse, être femme au foyer ... Les possibilités sont infinies comme tu peux le voir, car une femme peut et doit pouvoir tout faire.

mercredi 2 décembre 2015

Marché-Parlé

Je viens de poster mon 6ème marché-parlé sur Mixcloud (je parle trop, j'ai dépassé le quota de Soundcloud) et donc vu que ça fonctionne comme des articles mais beaucoup plus spontanés et décousus je vais vous en parler brièvement si vous voulez m'écouter parler.